Les comportements pro-sociaux

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Centre d'Analyse Théorique et de Traitement des données économiques (CATT)

Contacts

Directrice

Carole Haritchabalet (carole.haritchabalet @ univ-pau.fr)

Secrétariat

Marlène Cuyalaa (catt @ univ-pau.fr)

Célia Guenebeaud (catt @ univ-pau.fr)

Tél : 33 (0)5 59 40 80 61 / 80 62

Ingénieur de recherche

Anne Perrin (anne.perrin @ univ-pau.fr)

Tél : 33 (0)5 59 40 80 63

Documentation

Marie-Hélène Henry (marie-helene.henry @ univ-pau.fr)

Tél : 33 (0)5 59 40 80 60

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Les comportements pro-sociaux face aux transformations des systèmes socio-écologiques: la voie de la coopération

Equipe :

  • Responsable du projet : Jamal BOUOIYOUR, Florence LACHET-TOUYA
  • Chercheurs : Patrice CASSAGNARD (CATT), Jacques JAUSSAUD (CATT), Michel MOUCHART (UCLouvain), Refk SELMI (ESC Pau), Roxane SIMAMINDRA (CATT)

 

Projet :

Les travaux des chercheurs qui souhaitent comprendre les mécanismes individuels de prise de décision appréhendent dorénavant les préférences des agents économiques comme intégrant un grand nombre de dimensions et un large éventail de motivations, allant de considérations purement égoïstes à des préoccupations altruistes, axées de façon hétérogène et à des degrés divers sur des aspects environnementaux, sociaux ou sociétaux. Le travail mené a pour objectif de mieux les identifier en les rapprochant des valeurs déclarées des agents, de leur engagement, de leur degré d’aversion pour le risque et de leurs habitudes de fonctionnement. Ce projet va ainsi permettre de mieux appréhender les conditions d’émergence et de maintien de mécanismes de coopération et d’en connaître les motivations fondamentales. Il présente un intérêt aussi bien d’un point de vue universitaire puisqu’il permet d’affiner la connaissance et la compréhension des mécanismes

individuels de prise de décision que d’un point de vue d’accompagnement des politiques publiques dans la mesure où il tend à fournir un certain nombre de résultats susceptibles d’aider et d’orienter l’action des décideurs publics (par exemple dans l’optique d’inciter les citoyens à être réellement acteurs de la transition écologique).

Ce travail vise à mieux comprendre les motivations des interactions sociales en économie, telles que l’altruisme, la recherche de réciprocité, les incitations, l’image sociale et l’image de soi etc., sans négliger les « biais » cognitifs et émotionnels qui influent sur les choix et les modes de prise de décision d’une part et l’importance de la confiance dans l’émergence de ces comportements d’autre part. Bénabou et Tirole (2011) montrent ainsi que le comportement des agents reflète une combinaison de motivations, intrinsèques, extrinsèques et réputationnelles : "people's actions reflect a variable mix of altruistic motivation, material self-interest, and social or self-image concerns". Cette analyse nous permet de mieux appréhender les facteurs conduisant à l’émergence et à la soutenabilité de la coopération (mais aussi les menaces susceptibles de la limiter) et d’être capables d’effectuer un distinguo entre les différents types de motivations à l’œuvre. Mécanisme fondamental du monde vivant et, a fortiori, de l'espèce humaine, la coopération semble pouvoir représenter une clé notamment pour atteindre les objectifs de développement durable. En effet, comme le souligne Gollier (2019), « nous sommes collectivement responsables de ce qui nous arrive et, surtout, de ce qui arrivera aux générations futures ». Selon Bowles et Gintis (2011), l’évolution favorise les espèces qui coopèrent. D’ailleurs, Seabright (2011) indique que Homo sapiens est la seule espèce à avoir basé voire conditionné son existence à la coopération entre individus sans lien. Le partage des tâches entre les individus est un moyen de réduire les risques et de construire un futur ensemble. 

Nous proposons d’explorer ces thématiques à partir d’enquêtes conduites auprès de différentes populations. Nous nous concentrons tout d’abord sur une population étudiante, dans le prolongement des travaux préalables en cours. Le nombre élevé d’étudiants inscrits au cours de laïcité et, plus globalement, les effectifs actuels en économie nous permettent d’opérer un test significatif sur ces promotions. Ces enquêtes ont ensuite vocation à être étendues à différentes formations, relevant de disciplines aussi bien scientifiques que littéraires. Une seconde étape envisagée consisterait à travailler sur une population de salariés, en identifiant quelques entreprises relevant du secteur public, du secteur privé et du domaine de l’économie sociale et solidaire, susceptibles de constituer un échantillon pertinent pour analyser les différences de comportement et de motivations de leurs collaborateurs.

Un aspect important de notre réflexion relève de la prise en compte de l’hétérogénéité des préférences et des comportements des agents d’une part, de l’écart parfois significatif entre intentions et comportement ainsi qu’entre déclarations et intentions d’autre part. Nous nous attachons donc à intégrer ces dimensions dans notre questionnaire et dans le traitement que nous réalisons des réponses ; nous avons en effet le souci de faire explicitement apparaître la cohérence ou, au contraire, le manque de cohérence entre les principes et valeurs soutenus par les répondants et leurs actions véritables au travers de leurs comportements et de leurs engagements. A partir des résultats obtenus, nous souhaitons conduire des analyses aussi bien qualitatives que quantitatives et tentons d’établir une modélisation de la recherche de coopération en fonction de plusieurs indicateurs à identifier (motivations pro-sociales, engagement concret…).

Commanditaire :

Partenaires :

        

Durée:

9 mois